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10 avril 2010 6 10 /04 /avril /2010 12:07

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Sant'Alvise, Cannaregio, institut pour sourds-muets ©Gone Fishing

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8 avril 2010 4 08 /04 /avril /2010 20:50

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Calendrier 2007, Éd. Cambourakis

  Ses dessins sont reconnaissables entre tous. Trait fin, précis et détails omniprésents, Ludovic Debeurme, fasciné par le corps et la nourriture, a su se frayer un chemin bien à lui dans le monde très fermé de l'illustration contemporaine et de la BD (surtout grâce au très réussi et tout autant remarqué Lucille, Futuropolis, 2007).

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Le Lac aux Vélies, Futuropolis, 2009

Son œuvre est peuplée d'intestins, de corps trop maigres ou prêts à éclater, quand ils ne sont pas amputés, travaillés au crayon pour mieux gommer et revenir à l'essence du trait, et donc, à l'essentiel du message.

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Le Lac aux Vélies, Futuropolis, 2009

  Vous pourrez plonger à loisir dans son étrange et impressionnant univers au Musée des Tapisseries d'Aix-en-Provence, dans le cadre des Rencontres du 9e Art, jusqu'au 25 avril 2010.

 

 

Expo organisée en partenariat avec Arts Factory jusqu'au 25 avril 2010 • Musée des Tapisseries • Place de l'Archevêché • 13100 Aix-en-Provence 

+ d'infos :
Son site (portfolio) et son Myspace
Lucille, Futuropolis, 2007 - Prix Goscinny 2006 (la suite en préparation)
Dernière parution : Le Lac aux Vélies (livre-CD, conte musical avec Nosfell), Futuropolis, 2009
Interview de Debeurme et Nosfell au sujet du lac aux vélies sur Évène

 

 

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Lucille, Futuropolis, 2007

 
©Ludovic Debeurme / Cambourakis ; ©Ludovic Debeurme / Futuropolis

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7 avril 2010 3 07 /04 /avril /2010 21:40

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Comment filmer de George Wain / Editions Tiranty (coll. Ciné guides), 1950

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4 avril 2010 7 04 /04 /avril /2010 06:01

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Ce peintre-là est une rêveuse.

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Son univers est celui d'une mythologie sans nom, sans visage mais qui a du corps ! Les silhouettes humaines ou animales s'enchevêtrent, se déchirent ou se jumêlent quand elles ne sont pas empêtrées dans leurs carcans d'habits. Le sang, très présent dans son œuvre, n'est pas donné en pâture mais souligne les blessures, comme pour mieux les panser. Les chevaux tirent les rennes de pantins désarticulés. Une crudité apaisée par des couleurs tendres et douces.

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Toiles, journaux, cartes à jouer, papiers divers... Tous les supports et les motifs sont bons pour perpétuer l'œuvre de cette Bretonne, qui se déploie comme on tisserait une toile. Lentement, mais sûrement.

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Alexandra Duprez est née à Quimper en 1974. Diplômée de l'École des Beaux-Arts de Quimper, encore peu connue du grand public, elle expose depuis 1995 dans plusieurs galeries, en France, à Bruxelles et aux Pays-Bas ; elle a participé à plusieurs expos collectives à Gand et à Prague.

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Elle ne donne pas de titres à ses tableaux, laissant la liberté à celui qui les regarde de les interpréter et de s'approprier les émotions qui s'en dégagent. En sortant de son atelier-galerie de Douarnenez, qui peut dire s'il se réveille, ou s'il s'endort ?

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Alors bien sûr, on retrouve les empreintes et le travail des matières et des couleurs, qui ne sont pas sans rappeler la technique d'un Gianpaolo Pagni et la poésie de Chloé Poizat. Mais faut-il vraiment comparer l'œuvre d'Alexandra Duprez à celles de ses contemporains, tant elle a su trouver son expression ?

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Peu de publications à son actif, on espère des parutions prochaines !

+ d'infos :
Très beau (mais trop bref) catalogue Peintures, Alexandra Duprez / Les Métamorphoses éditeur, 2007. 15€
Elle expose actuellement à la 21e édition d'Arts et peintures à Pluguffan (29) jusqu'au 11 avril 2010.
Galerie Pierre Hallet • 33 rue Ernest Allard • 1000 Bruxelles
Galerie Pierre et Marie Vitoux • 3 rue d'Ormesson, place Saint-Catherine • 75004 Paris
La petite sirène de Myriam Hallié, peintures d'A. Duprez / Esperluète, 2007. 18,50€
Parution dans Féminin pluriel, 120 femmes s'expriment, Area revue / Descartes et Cie, oct. 2009. 28€
Parutions presse : Nouvel Obs, Télérama, 9 de cœur

 

©Alexandra Duprez

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3 avril 2010 6 03 /04 /avril /2010 11:48

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©Gone Fishing

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1 avril 2010 4 01 /04 /avril /2010 13:48

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Son site indique "en construction" et pourtant, il contient déjà plein d'images et de projets aguicheurs.

Bettina Henni, 25 ans, diplomée de l'Esad de Strasbourg, conçoit et participe à la réalisation de la prometteuse revue Belles Illustrations dont le numéro 4 est en préparation. Avis aux illustrateurs qui souhaiteraient participer, un appel à projets est lancé sur leur page Facebook.

Un bref aperçu de sa palette ci-dessous, et rendez-vous en juillet pour la sortie du n°4 de Belles Illustrations !

 

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+ d'infos :
Son site
À voir, dans le dernier numéro du mag gratuit Kiblind, les illustrations pour Cotélac
Revue Belles Illustrations
Le dossier de presse de l'expo AMOUR/filet-mignon sur la page Facebook des commissaires anonymes


©Bettina Henni

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31 mars 2010 3 31 /03 /mars /2010 12:05

À court d'idées pour votre curriculum vitae ?

Cliquez sur les images pour accéder aux sites des créateurs.



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CVcouteausuisse.jpgCV_luqiu.jpgCV_Eyad_Hussein.jpgCV_ramazanYildiz.jpg




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Le très bon CV Vidéo de Jean-Benoist Werth

+ d'infos :
Trucs et astuces pour la réalisation d'un CV de graphiste (valables aussi pour d'autres jobs) chez Graphéine
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29 mars 2010 1 29 /03 /mars /2010 23:25
kitty_crowther9.jpgAnnie du Lac, Pastel, l'école des loisirs, 2009

L'auteur illustratrice belge de livres jeunesse vient de recevoir à Bologne le prestigieux Astrid Lindgren Memorial Award, le "Nobel" de la littérature jeunesse, pour l'ensemble de son œuvre.

Découverte en 1992 au Concours international d’illustration Figures Futur (dont le prix est attribué chaque année à un jeune illustrateur par le Salon du livre et de la presse jeunesse de Montreuil), lauréate du Grand Prix triennal de littérature de jeunesse décerné par le ministère de la Culture en 2006, Kitty Crowther a été récompensée pour Annie du lac (Pastel) par le prix Baobab 2009, décerné par le CLPJ 93 (Centre de promotion du livre de jeunesse de la Seine-Saint-Denis) et Le Monde lors du Salon du Livre de jeunesse de Montreuil.


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Paysages nordiques dans Annie du Lac, Pastel, l'école des loisirs, 2009


Trêve de blabla sur les prix, quand poésie, humour, non-sens et grâce pourraient résumer les livres de Kitty Crowther. D'origine anglo-suédoise, elle apprécie particulièrement la littérature enfantine des pays nordiques (notamment les Moomins !). La nature et une certaine lumière blanche sont d'ailleurs très présentes dans ses dessins. Les ombres le sont également.

Kitty Crowther utilise principalement le crayon de couleurs, mais quelle que soit la technique utilisée, l
e trait est tremblotant, comme pour ne pas s'imposer et mieux nous laisser entrer dans l'histoire. « Je ne supporte pas les lignes droites, elles ne me rassurent pas du tout. » Elle dessine dans des carnets pour être, dès le départ, en contact avec un livre. Sa première esquisse est souvent la bonne et avant de commencer une histoire, elle n'en connaît pas le déroulement. Elle se laisse guider par un ou plusieurs dessins, sa main et sa sensibilité font le reste. « Le côté fascinant de la création, ce sont les liens très forts entre une émotion vécue et sa réapparition sous une forme ou l'autre. »
kitty_crowther17.jpgInfluence inuit pour les masques dans La visite de la Petite Mort, Pastel, l'école des loisirs, 2004

 

Si Kitty Crowther est curieuse et sans doute influencée par une multitude de scènes de la vie quotidienne, on pense souvent à l'univers du réalisateur Miyazaki, notamment dans La visite de la Petite Mort (Le voyage de Chihiro) et Dans moi  pour ses petits personnages (les kodamas de Princesse Mononoké).


kitty_crowther10.jpgDans moi, texte d'Alex Cousseau, MeMo, 2007

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Les kodamas (sylvains) de Miyazaki dans Princesse Mononoké, petit peuple à la fois touchant et un peu effrayant


Elle "maquille" ses personnages de peur de les enfermer dans leur statut. On ne sait jamais s'il s'agit d'un animal déguisé en humain ou l'inverse. On le devine, mais on n'en est finalement jamais sûr. Ils sont présents et actifs dans l'histoire sans qu'on s'interroge sur leur lien de parenté. Dans la série Poka et Mine (Pastel, l'école des loisirs), on ne sait pas exactement quels insectes représentent les deux protagonistes. Curieusement, les lecteurs cherchent presque toujours à les identifier, en tant qu'insectes ou à travers leur rôle, comme des parents, par exemple.

kitty_crowther4.jpgAnnie du Lac, Pastel, l'école des loisirs, 2009

Il se passe toujours plein de choses dans ses pages. Des détails qui ont leur importance et, toujours, des choses qui existent en côtoient d'autres qui n'existent pas. C'est cette frontière-là qui l'intéresse : ce qu'elle appelle le "réalisme magique".



Malentendante de naissance, l'image et le mystère du quotidien ont une place prépondérante dans sa vie depuis toujours. Auteur d'un album sans texte (Va faire un tour, Pastel, l'école des loisirs, 1995)  le livre a toujours été très important pour elle, voire capital. On se l'approprie, il nous accompagne. La plupart de ses livres sont édités dans un petit format, elle est plus à l'aise dans ce petit espace, comme pour entendre.

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La visite de la Petite Mort, Pastel, l'école des loisirs, 2004

Les angoisses enfantines, la mort, le deuil, la solitude, l'inconscient, le rapport à soi et à son corps sont des thèmes récurrents dans son œuvre, toujours abordés avec douceur et finesse. Les enfants se révèlent sages et malicieux alors que les adultes sont représentés gauches et maladroits dans ses illustrations qui interpellent mais n'effraient jamais.

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Dans moi, texte d'Alex Cousseau, MeMo, 2007

« Je veux être juste, donner de la fluidité, oublier et retravailler, m’abandonner pour trouver la solution sans avoir à chercher midi à quatorze heures. C’est ma lucidité, mon exigence, ma manière d’être juste sans trop prendre de place, juste ma place. » En fouillant dans son vécu pour en tirer des images justes et sincère. « Être soi-même, être original, c’est peut-être tout simplement retourner à l’originel. »

On ne lit pas les histoires de Kitty Crowther. On les voit, on les touche, on les sent et, parfois même, on en rêve.


Le banc, animation réalisée en duo avec Bruno Salamone pour l'expo Aller-retour organisée par L'Articho


+ d'infos :

Une vidéo sur le site de l'école des loisirs ICI
Un entretien très bien mené par la librairie L'Autre Rive (Nantes) en 2002, sur le site de Citrouille
2 impressions en quadrichromie numérotées et signées à vendre sur le site de La maison est en carton
Un entretien de 1996 qui en dit long sur la démarche de Kitty Crowther sur le site de Livres au trésor
Compte-rendu de la rencontre du 13 septembre 2007, organisée par la Joie par les Livres pour Les visiteurs du soirs à la BNF, dispo en PDF
Le monde de Kitty Crowther / Pastel, l'école des loisirs, 2007 (fascicule
gratuit)
Biographie complète réalisée par la Bibliothèque Hergé en 2008 ICI

Biblio sélective :
Va faire un tour / Pastel, l'école des loisirs, 1995
Mon ami Jim / Pastel, l'école des loisirs, 1996
Moi et Rien / Pastel, l'école des loisirs, 2000
Scritch scratch dip clapote ! / Pastel, l'école des loisirs, 2002
L'enfant-racine / Pastel, l'école des loisirs, 2003
La visite de Petite Mort / Pastel, l'école des loisirs, 2004
Poka & Mine / Pastel, l'école des loisirs (2005 à aujourd'hui)
Dans moi d'Alex Cousseau / MeMo, 2007
Petits poèmes pour passer le temps de Carl Norac / Didier Jeunesse, 2008
Le petit homme et Dieu / Pastel, l'école des loisirs, 2010

 

kitty_crowther3.jpgDessin réalisé pour l'asso L'Articho



Illustrations ©Kitty Crowther et les éditeurs cités
Vidéo
Le banc ©Kitty Crowther et Bruno Salamone

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27 mars 2010 6 27 /03 /mars /2010 11:08

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Il faudra garder un œil sur l'illustrateur Damien Cuypers, fraîchement sorti d'Émile Cohl. Il vient de publier aux Éditions Courtes et Longues son premier album : Le Bateau ivre, une interprétation graphique du célèbre poème d'Arthur Rimbaud.

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On pense forcément aux découpages de Léo Lionni pour Petit-Bleu et Petit-Jaune (1re éd. 1959), en découvrant cette mise en scène stylisée à l'extrême pour une géométrie moderne aux crayons de couleurs. Les dessins de Cuypers sont loin d'être épurés comme ceux de Lionni, mais ils sont pourtant faussement brouillons.

Touche à tout, Damien Cuypers réalise des choses très variées, dans son dessin mais aussi dans d'autres domaines. Il vient de lancer sa première collection de mode (!) et on peut visionner des vidéos sur son Myspace, dont l'interprétation de la chanson "Y'a un trou dans mon quai". En revanche, côté actu, il ne s'y est à ce jour pas connecté depuis octobre 2009. Idem pour son blog.

Le trou de mon quai, Damien Cuypers, 2006

Ne manque peut-être qu'une vidéo un peu plus avancée dans le propos ? Sans doute qu'une question de temps.
En tout cas, belle découverte !

+ d'infos :
Oursin Films
Le site des Éditions Courtes et Longues, jeune maison créé par Jean Podéros, ancien secrétaire général de Beaux-Arts Mag et ex-rédac chef de la revue d'art pour enfants Dada
Le Bateau ivre d'Arthur Rimbaud, ill. Damien Cuypers / Éditions Courtes et Longues, 2010. 15€
Petit-Bleu et Petit-Jaune de Léo Lionni / École des Loisirs. 10€

©Damien Cuypers / Éditions Courtes et Longues
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26 mars 2010 5 26 /03 /mars /2010 09:12
Retour sur l'adaptation en bande dessinée par Lionel Tran (scénariste), Valérie Berge (photographe) et Ambre (dessinateur) du célèbre roman Une trop bruyante solitude de l'écrivain tchèque Bohumil Hrabal (1914-1997).

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Ancien chef de gare et machiniste de théâtre, Bohumil Hrabal dresse dans ce roman le portrait du solitaire Hanta, ouvrier alcoolique et illettré, qui passe ses journées au fond d'une cave sombre, à pilonner des tonnes de livres sur une presse mécanique. Fasciné par son métier, mais rongé par la culpabilité, Hanta entasse chez lui depuis trente-cinq ans les livres qu'il est parvenu à sauver de la destruction – tel un preux chevalier de la littérature – jusqu'au jour où, devenu lui-même inutile, il est tout bonnement balayé, gommé, remplacé par une machine.
Le roman de Hrabal, en partie autobiographique, propose une réflexion mélancolique sur la disparition du monde ouvrier et de la culture, sur l'exclusion et le peu de place laissé à l'individu dans le monde moderne, qui n'est pas sans rappeler la bibliothèque de Borgès…

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Pour l'adaptation, le trio a privilégié l'aspect dramatique du roman et choisi d'occulter les passages humoristiques. L'atmosphère du roman est merveilleusement restituée par les traits acérés, lourds et tourmentés d'Ambre – qui réinterprète graphiquement à la plume, en se jouant de la saturation et des contrastes, les photos prises à Lyon par Valérie Berge pour reconstituer la Prague de Hrabal – et par le monologue poignant, imaginé par Lionel Tran, souvent habilement décalé, d'un homme qui cherche un impossible remède à sa trop grande solitude.

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Un travail expérimental de plusieurs années, très abouti. Un album dense, violent, d'une rare intensité émotionnelle, à la fois déroutant et magnifique. À tel point qu'on rêverait d'une adaptation par les mêmes auteurs de Trains étroitement surveillés ou de La Chevelure sacrifiée dudit Hrabal.

L'album a été accompagné à sa sortie, en 2003 et 2004, d'une impressionnante exposition installation destinée aux salons, médiathèques et bibliothèques, mise en scène par Lionel Tran et Éric Terrier, mêlant photographies originales, recréation en dur de la chambre de Hanta et du pilon, court-métrage et présentation du travail d'adaptation.
Présenté à Prague, l'album a été publié par l'éditeur tchèque Mata, qui en a profité pour rééditer parallèlement le chef-d'œuvre de Hrabal avec des illustrations extraites de l'album.

Une trop bruyant solitude
, Tran, Berge et Ambre, 6 pieds sous terre, 2002.

+ d'infos

Un dossier très complet sur la genèse du projet et les auteurs est disponible sur le site de 6 Pieds sous terre
Un interview très intéressant de Lionel Tran à propos de l'album ICI
Le site d'Ambre

D'Ambre et Tran, chez le même éditeur : Le Journal d'un looser, 1999, et Une année sans printemps, 2002.

Planches extraites de l'album ©6 pieds sous terre

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