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16 février 2010 2 16 /02 /février /2010 08:57
D'abord paru en Allemagne en 2007 à la Büchergilde Gütenberg de Francfort, Destination : Abécédéria a reçu le prix du meilleur livre de l'année à la foire de Leipzig en 2008, l'année de sa publication en France aux Requins Marteaux. C'est aussi le premier livre de Blexbolex traduit en anglais, chez Nobrow Press, en 2009.

Trois publications, trois pays, trois couvertures.

Abecederia-allemand.jpg   Abecederia-francais.jpg   Abecederia-anglais.jpg

1963, Katagonie. Deux frères marseillais en cavale, Bernard et Léon Blanchet, pensent  trouver refuge au sein d'une communauté totalement isolée et paisible : Abécédéria. Un endroit où couler des jours heureux loin des regards indiscrets. Mais bientôt, le supposé paradis se révèle être une véritable prison aux mains d'un dictateur fou, le Dr Praxis, qui pratique la torture, le meurtre et les pires expérimentations sur les membres de la communauté. Le rêve se tranforme rapidement en un terrifiant cauchemar.

Abecederia A  Abecederia-B.jpg  Abecederia-C.jpg

Les lettres de cet abécédaire en trichromie, 26 pages donc, sont habilement esquissées par l'agencement des éléments et des plages de couleurs sur la page. La technique et les couleurs si caractéristiques utilisées par Blexbolex concourent bien sûr à l'unité de l'album, mais renforcent également les oppositions visuelles qui répondent à la trame du récit, créant différents champs de profondeur par un jeu de teintes, juxtapositions, superpositions, collages et entrelacements. Les maîtres mots : clarté, simplicité, efficacité. Blexbolex, qui trouve son inspiration dans la période Art Déco (1920-1930), explore et renouvelle ici les possibilités de son art.

 Abecederia D     Abecederia-E.jpg

Blexbolex, né en 1966 dans le nord de la France, est sorti sérigraphe de l'École des Beaux-Arts d'Angoulême en 1990. Illustrateur pour la presse et l'édition, il réalise à compte d'auteur une vingtaine de livres aux éditions Le Dernier Cri, Chacal Puant et CBO entre 1992 et 2003. Il publie son premier album jeunesse, Rogaton Man, avec Jean-Luc Fromental au Seuil Jeunesse en 2001, puis donne quelques albums à différents éditeurs entre 2003 et 2006, tout en participant régulièrement à des revues et fanzines, notamment à la revue Ferraille des Requins Marteaux.

L'Œil privé / Les Requins Marteaux, 2006
Destination : Abécédéria / Les Requins Marteaux, 2008 (prix du meilleur livre à la foire de Leipzig en 2008)
L'Imagier des gens / Albin Michel Jeunesse, 2008 (prix du meilleur livre à la foire de Leipzig en 2009)
L'Imagier des saisons / Albin Michel Jeunesse, 2009


Blexbolex est représenté par l'agence Illustrissimo de Michel Lagarde. Le portfolio : ICI

©Blexbolex 2008 pour les couvertures et les illustrations d'Abécédéria


À signaler :
Blexbolex a réalisé l'affiche du prochain festival de BD de Bastia, qui se tiendra du 8 au 11 avril 2010 au centre culturel Una Volta, événement sur lequel nous reviendrons prochainement.

Affiche-Bastia-2010.jpg













©Blexbolex 2010 pour l'affiche de BD à Bastia

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14 février 2010 7 14 /02 /février /2010 10:42

Bouvier-photo-1.jpgNicolas Bouvier, Tokyo, 1966

L'écrivain iconographe suisse Nicolas Bouvier (1929-1998) a réalisé ses premières photographies lors du grand voyage qu'il entreprit à bord de sa Fiat Topolino avec son ami Thierry Vernet en juin 1953, et dont il fera le récit dans L'Usage du monde. Yougoslavie, Turquie, Iran, Afghanistan…

Bouvier photo 4Kurdistan iranien, hiver 1953-1954
Bouvier photo 3 Tabriz, Iran, hiver 1953-1954
   Bouvier photo 6    Bouvier photo 16
Tabriz, Iran, hiver 1953-1954

Après Kaboul, où ils arrivent à l'été 1954, Nicolas Bouvier reprend la route seul, et traverse l'Inde dans le but d'atteindre le Yunnan via la Birmanie. Les frontières étant fermées pour raisons politiques, il échoue à Ceylan où il s'enlise, malade et déprimé, pendant de nombreux mois (expérience douloureuse qu'il relatera tardivement dans Poisson-scorpion).

Le voyage, pour Bouvier, c'est avant tout la rencontre, l'échange, mais aussi un nécessaire dépouillement de soi, un désapprentissage du monde qui seuls permettent de se (re)découvrir et de se forger une identité vraie. Une expérience qui, à l'instar de ses photographies, passe par le négatif.

« On croit qu'on va faire un voyage, mais bientôt c'est le voyage qui vous fait, ou vous défait. »   •   « On ne voyage pas pour se garnir d'exotisme et d'anecdotes comme un sapin de Noël, mais pour que la route vous rince, vous plume, vous essore… »   •   « Un voyage est comme un naufrage, et ceux dont le bateau n'a pas coulé ne sauront jamais rien de la mer. »

En octobre 1955, il parvient à quitter l'île à bord d'un bateau français et atteint Yokohama. Il s'établit au Japon pendant un an et devient photographe pour le compte d'un journal japonais qui lui commande un reportage sur la route impériale qui relie Tokyo à Kyoto.

Bouvier photo 13
Bouvier photo 11
Le mur, quartier d'Araki-chô, Tokyo, 1956

Doté d'un regard acéré à la vision fragmentée, il s'attache à capter l'instant fugitif, l'émotion fulgurante, comme la simple beauté d'un visage ou d'un paysage. Il révèle à travers l'œil de l'objectif ce qui fait à la fois l'unité et la diversité du monde tel qu'on le ressent. Des photographies émouvantes qui traduisent une atmosphère, un état d'âme, qui transmettent une expérience authentique et en sont le reflet subjectif, réfléchissant. Surtout, Nicolas Bouvier prend le temps. Il se forge ainsi une écriture, un regard.

Bouvier photo 8Femmes Aïnu, île de Hokkaïdo, 1964
    Bouvier photo 7        Bouvier photo 10
                                        Péninsule de Tango, 1965                                                     Aïkawa, île de Sado, mars 1965

Il séjournera de nouveau au Japon de 1964 à 1966, et s'y rendra encore en 1970 pour l'Exposition universelle d'Osaka, en profitant pour visiter la Corée du Sud. Dans les années 80, il effectuera encore de courts séjours, en Irlande, dans les îles d'Aran, en Chine (Journal d'Aran et d'autres lieux), en Écosse…

Bouvier photo 15Corée du Sud, 1970


Le fonds photographique de Nicolas Bouvier a été déposé au musée de l'Élysée à Lausanne (Suisse) : riche de 870 positifs et de près de 14 000 négatifs, il est malheureusement difficilement accessible et consultable uniquement sur place.

Les livres sur les photographies de Nicolas Bouvier :
Dans la vapeur blanche du soleil / Éditions Zoé, 1999
Nicolas Bouvier, L'Œil du voyageur / Éditions Hoëbeke, 2001 (mise en pages de Massin)
Le Japon de Nicolas Bouvier / Éditions Hoëbeke, 2002 (mise en pages de Massin)

Les livres sur la photographie, par Nicolas Bouvier :
Entre errance et éternité / Éditions Zoé, 1998 (les photos des quatre expos qu'il a organisées sur le thème des montagnes)
Boissonnas, une dynastie de photographes, 1864-1983 / Éditions Payot, 1983 (ouvrage de commande)

©Musée de l'Élysée, pour les photographies


Très prochainement, Nicolas Bouvier iconographe.

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12 février 2010 5 12 /02 /février /2010 12:08
Notre anatomie a le vent en poupe chez les créateurs de bijoux.
delettrez_8-copie-1.jpg
Delfina Delettrez mêle parfois des matières organiques (os, cuir, dents) à des matériaux plus précieux, et va jusqu'à noircir l’argent à l’os brûlé... Tout un art ! Le Musée des Arts déco a d'ailleurs investi dans quelques-unes de ses créations.


                    delettrez 3          delettrez 2


Des bagues-mains, telles des sculptures…

   delettrez 4delettrez 1
   delettrez 5delettrez_7.png

Ça vaut les yeux de la tête (de 725 à 18400 €) et c'est en vente chez : LuisiaviaRoma


Plus vulgaires mais plus rock et adulées des fashionistas, les bouches d'Alice Hubert beaucoup plus abordables en terme de prix. En vente chez Mademoiselle Urbaine et J'ai plus rien à me mettre. 119€.

    alice hubert-copie-1        alice hubert2       alice hubert3



Hors catégorie, les bijoux d'ongles suédois de A-S Daavik chez A Place. 398 et 465€

   a_place.jpg   a_place2.jpg


Et pour les plus petites bourses, plus sobre, la bague doigts de Calourette, très inspirée par Delfina Delettrez. 60€.
calourette-copie-2.jpg
Edit du 13.02.10 : Il nous a été signalé par mail que la bague doigt de Calourette n'est pas inspirée de D. Delettrez. Elle a été montrée pour la premiere fois dans un salon en septembre 2008 et conçue un an auparavant.

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11 février 2010 4 11 /02 /février /2010 09:03
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©Gone Fishing
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10 février 2010 3 10 /02 /février /2010 08:59
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Depuis 35 ans, les Playmobil parcourent la planète. Trois figurines masculines sont créées en 1974 par Hans Becke, employé chez Geobra Brandstätter : l'ouvrier de chantier, l'indien et le chevalier. Suite à la crise pétrolière qui influa considérablement sur le coût de production du Hula Hoop (rappelez-vous, le cerceau en plastique !), produit phare de la firme, Horst Brandstätter lui avait demandé de réfléchir à un nouveau jouet nécessitant moins de plastique. La femme ne sera créée qu'en 1976 (ils ont dû s'ennuyer tout ce temps !).

playmobil18.jpgCouple 1976, photo Jean Tholance ©Geobra Brandstätter

Dés 1980, ce sont pas moins de 320 millions de Playmobil qui sont en vadrouille de par le monde. Ces couples ludiques  donnent naissance à des enfants en 1981. Les mains pivotent en 1982, des ventres apparaissent sur certains personnages (le capitaine des pirates par exemple) en 1986. Le centre d'attraction Playmobil Funpark voit le jour en France en 1999. En 2009, plus de 3000 personnages différents ont vu le jour et 2,2 milliards de figurines ont été fabriquées. De quoi donner le tournis...


playmobil14.jpg
Quelques Playmobil collectors : le Playmobil Color en 1978, blanc, on peut le colorier avec des feutres, le fantôme fluorescent en 1983, le chevalier en or créé en 2004 pour les 30 ans de la firme.

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Ceci est un avertissement : n'allez voir l'expo Playmobil au Musée des Arts décoratifs que si vous avez moins de 25 ans (gratuit) ou si vous accompagnez un enfant. Très décevante pour les amateurs de ce jouet fabuleux, l'expo ne donne quasiment rien à se mettre sous la dent. Très peu de dessins préparatoires, de documents d'archives, une seule maquette (!) et pas de photo sur les débuts de l'entreprise. Une petite vidéo montre le process de fabrication hallucinant, une autre diverses histoires autour de personnages et univers Playmobil. Uniquement une accumulation de figurines et d'objets dans de grandes vitrines toutes en longueur.

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Une belle opération de promotion pour les géants du monde miniature !

Il était une fois Playmobil, jusqu'au 9 mai 2010 • Musée des Arts décoratifs • 107 rue de Rivoli • 75001 Paris

Photos Gone Fishing, sauf mention contraire ©Geobra Brandstätter
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9 février 2010 2 09 /02 /février /2010 10:01
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©Alfred


Sacré thématique pour cette expo à la Seed Factory à Bruxelles ! 100 illustrateurs français et belges revisitent l'univers de Jacques Tatichef, alias Tati.

On retrouve évidemment Pierre Etaix, mais aussi David Merveille, auteur du merveilleux album Le Jacquot de Monsieur Hulot (Edions du Rouergue, 2006, 15€), Béatrice Alemagna, Alfred, Laurent Bazart, Fredérique Bertrand, Serge Bloch, Martin Jarrie, Eric Lambé, Jean Jullien, Olivier Latyk, les 2 compères Régis Lejonc et Henri Meunier, Gianpaolo Pagni (dont on vous parlait ICI), José Parrondo, Rascal...


annelies vanoost henri meunier

























©Annelies Vanoost                                                                           ©Henri Meunier

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jean jullien

 
























©Jack Durieux                                                                                 ©Jean Jullien


Une belle occasion de plonger ou replonger dans l'univers de Tati et de découvrir des illustrateurs contemporains.
Evidemment,  les hommages sont plus ou moins bien trouvés, certains sont très répétitifs mais il y a quelques perles !

Tati & friends, jusqu'au 31 mars 2010 • Seed Factory • Avenue des Volontaires 19 • 1160 Bruxelles
Catalogue pdf dispo ICI
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7 février 2010 7 07 /02 /février /2010 10:20
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Étoffes. Broderies. Japon. Vol. 1, ca 1800-1900. Cote : Maciet 287/25

Pour répondre aux besoins des artistes et par passion, l'amateur d'art Jules Maciet (1846-1911) a récolté frénétiquement, à partir de 1885, plus d'un million d'images découpées dans tous les supports possibles (affiches, livres, réclames...) et classées par albums. À l'instar de Pierre Larousse et de son dictionnaire universel avec lequel il souhaitait « instruire tout le monde sur toutes choses », Maciet a développé une véritable encyclopédie visuelle. Il a légué au total plus de 5000 albums et plus de 2000 œuvres d'art au Musée des Arts décoratifs, mais aussi au Musée des Beaux-Arts de Dijon entre 1897 et 1911.

maciet6.jpgÉtoffes. Broderies. Japon. Vol. 1, ca 1800-1900. Cote : Maciet 287/25

Cette incroyable et méticuleuse collection a été constituée notamment pour compléter la documentation des artistes, ceux-ci ayant, selon Maciet, davantage besoin d'iconographie que de livres. Il dira d'ailleurs un jour, en entrant dans la Bibliothèque des Arts décoratifs : "Ce n'est pas pour vos bouquins que tout ce monde est ici, c'est pour mes albums" !

maciet1.jpgSérie Mode 1803-1805, Cote : Maciet MOD/6

Afin de protéger cette collection unique au monde, la Bibliothèque des Arts décoratifs a engagé la numérisation des images en répondant aux appels à projets lancés de 2000 à 2007 par la Mission de la recherche et de la technologie dans le cadre du Programme national de numérisation du ministère de la Culture et de la Communication.


maciet2 maciet3.jpg































Série Mode 1803-1805, détail de l'album. Cote : Maciet MOD/6

Sur Internet, il est possible de consulter le catalogue de la Bibliothèque et de visualiser :
• 2000 gravures de « Graveurs et ornemanistes » du XVIe au XVIIIe siècle, français, italiens, allemands, de Heinrich Aldegrever à Antoine Watteau, provenant de la réserve
• 10000 pages des albums de « Mode » du XVIIIe siècle jusqu’en 1939 constituées d’estampes – gravures et lithographie – en provenance de journaux de modes
• environ 2800 gravures Japonaises du XIXe siècle collées dans la série « Étoffes »

Et 700 albums du fonds Maciet sont consultables à partir de l'Intranet de la Bibliothèque des Arts déco.

maciet4.jpgÉtoffes. Broderies. Japon. Vol. 1, ca 1800-1900. Cote : Maciet 287/25

Dommage que l'unique livre lui ayant été consacré, édité par la Bibliothèque des Arts déco en 2002, soit complètement raté au niveau graphique : typo énorme, notes imbriquées dans le texte qui rendent la lecture pénible et images tronquées par volonté d'originalité (pour un effet de "collection continue", sans doute).

+ d'infos
Le vertige des images, la collection Maciet / Jérôme Coignard, Bibliothèque des Arts décoratifs, 2002
Description du fonds Maciet sur le site de la Bibliothèque des Arts déco.

©Collection Maciet/Bibliothèque des Arts décoratifs

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5 février 2010 5 05 /02 /février /2010 08:53

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©Gone Fishing
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4 février 2010 4 04 /02 /février /2010 09:13
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Avis aux fondus de typo, Emigre n°70 vient de paraître. Il s'agit d'une sélection conséquente (152 p.) d'articles parus dans la revue Emigre de 1984 à 2009, éditée par la fonderie digitale américaine de caractères typographiques du même nom.

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Véritable épopée du graphisme dans la typo, à travers l'arrivée et la généralisation des ordinateurs, notamment Macintosh, qui ont permis de démocratiser l'utilisation d'une variété hallucinante de typographies, et l'histoire d'Emigre Graphics, fondée en 1984 par Rudy VanderLans et Zuzana Licko, dessinateurs de caractères et graphistes. + de 300 polices et pictogrammes sont sous licence Emigre.

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Interviews de The Designers Republic, Allen Hori, Rick Valicenti, Vaughan Oliver, Mr. Keedy, Ed Fella et plein d'autres.
Un bel ouvrage très soigné, comme toutes les publications d'Emigre. Une mine indispensable pour tous les typographes ou amateurs !

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Emigre N°70 : The Look Back Issue – Celebrating 25 Years in Graphic Design / Gingko Press, 2010. 49 $
152 pages, 1 CD Rom et 1 poster – En vente à la Galerie Anatome et à la librairie du Centre Pompidou


©Emigre Graphics
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3 février 2010 3 03 /02 /février /2010 09:08

Faulkner Poésie 1
On connaît le grand et génialissime romancier américain, l'auteur de SartorisLe Bruit et la Fureur, Tandis que j'agonise, Sanctuaire, Lumière d'août, ou encore Absalon ! Absalon ! On connaît le prix Nobel de Littérature 1949.

Eh bien figurez-vous que ce Faulkner-là aurait tout aussi bien pu devenir styliste…
Faulkner Poésie 3Faulkner-Proses-7-copie-1.jpeg
… à en juger par les illustrations qu'il produisit entre 1916 et 1925 pour le bulletin de l'Université du Mississippi, Ole Miss, et son journal The Mississippian, alors qu'il n'était encore qu'un jeune homme âgé d'une vingtaine d'années.

Faulkner Proses 11        Faulkner-Proses-15-copie-1.jpeg

Il aurait sans doute fait également un bon auteur de récits graphiques…

Faulkner Proses 14          Faulkner Proses 6

… et se serait certainement plu à redessiner les uniformes des officiers de la Royal Air Force, au sein de laquelle il n'était pas parvenu à s'engager, mais dont il avait pourtant porté l'uniforme à son retour du camp d'entraînement de Toronto où il avait passé quatre mois quand l'armistice fut signé sans qu'il ait obtenu son brevet de pilote.

Faulkner Proses 2       Faulkner Proses 3

Son avenir militaire s'étant obscurci, il lui restait encore à habiller les marionnettes auxquelles il donna vie en 1920 pour illustrer la pièce qu'il venait d'écrire…  et dont il offrit la dizaine d'exemplaires manuscrits à ses amis.

Faulkner Marionnettes 13          Faulkner Marionnettes 7          Faulkner Marionnettes 9

La suite, vous la connaissez. On ne regrette vraiment rien, mais cet aspect méconnu de l'immense talent de William Faulkner méritait d'être mis en lumière.

Illustrations extraites de :
William Faulkner, Proses, poésies et essais critiques de jeunesse / Gallimard, 1966 (maquette de Massin)
William Faulkner, Les Marionnettes / Gallimard, 1997

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