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5 novembre 2010 5 05 /11 /novembre /2010 10:05

Vu Nonza-copie-1

 

©Gone Fishing

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3 novembre 2010 3 03 /11 /novembre /2010 08:02

Halle Saint pierre

 

63 artistes japonais sont réunis dans le cadre de l'exposition inédite orchestrée par Martine Lusardy, directrice à la Halle Saint-Pierre. Un foisonnement d'œuvres, aux procédés et supports divers, qui ont été réalisées entre 1999 et 2009. Une mosaïque singulière d'univers personnels éclectiques qui entrent ici en dialogue.

Bref passage en revue apéritif :

 

Takashi Shuji1  Takashi Shuji10

Les animaux et outils du quotidiens détournés au pastel sur carton par Takashi Shuji.

 

Yuji Tsuji2  Yuji Tsuji3

La ville vue avec les yeux du cœur, au marker noir sur papier, par Yuji Tsuji.

 

Mineo Ito1 Mineo Ito2 Mineo_Ito3.jpg

Les partitions de vie écrites en séries au stylo noir sur papier et carton par Mineo Ito.

 

Heari Takanori1 Herai Takanori2 Takanori Herai3

Ou celles réalisées sur des centaines de pages à la mine de plomb par Takanori Herai.

 

Masao_Obata1.jpg  Masao_Obata2.jpg

La fresque aux roses et ocres dominants, 46 dessins réalisés à la mine de plomb et aux crayons de couleur sur carton par Masao Obata.

 

Moriya Kishaba2  Moriya Kishaba1

Les lettres de marker noir à l'horizon infini de Moriya Kisyaba, qui occupent l'espace d'écriture jusqu'à l'occulter.

 

Michiyo Yaegashi3  Michiyo Yaegashi2

Les mosaïques striées et colorées au markers de couleur sur papier par Michiyo Yaegashi.

 

Toshiro Hirase1  Toshiro Hirase1

Ou les patchworks de mine de plomb et marker noir de Toshiro Hirase.

 

Hirano Shinji  Hirano_Shinji2.jpg

Les portraits très contrastés et colorés de pastels par Hirano Shinji.

 

MK1.jpg  MK2.jpg  MK3.jpg

Mais aussi les silhouettes cartonnées au markers de couleur de M.K.

 

Hironobu_Matsumoto1.jpg  Hironobu_Matsumoto2.jpg

Les bancs de poissons fluorescents, répétition sur la page de motifs minuscules aux tons vifs, mine de plomb et crayons de couleur, par Hironobu Matsumoto.

 

Marie_Suzuki1.jpg  Marie_Suzuki2.jpg

L'extrême violence exprimée point par poing au marker indélébile sur papier par Marie Suzuki.

 

Nobuo_Mizutani1.jpg  Nobuo_Mizutani2.jpg

Côté fabrique, les trains de papier colorés de Nobuo Mizutani, réalisés dans les moindres détails – essuie-glaces, compartiments, sièges – auquels ne manquent que le conducteur et les passagers.

 

Masatoshi_Mishimoto2.jpg  Masatoshi_Nishimoto1.jpg

Les bus, camions et voitures en bois peint, réalisés avec une grande maîtrise, jusque dans les personnages qui les animent, par Masatoshi Nishimoto.

 

Hidenori_Motooka1-copie-1.jpg  Hidenori_Motooka2-copie-1.jpg  Hidenori_Motooka3.jpg

Sans oublier les trains et tramways dessinés à la mine de plomb et aux crayons de couleur par Hidenori Motooka, précis, méticuleux, ordonnés et classifiés à l'infini sur les pages, à la manière d'un Gregory Blackstock.

 

Kenichi Yamazaki10  Kenichi Yamazaki11

Enfin, les séries de plans de centrales, machines, grues, navires, compteurs, moteurs, pompes… repris à l'identique, ligne par ligne, point par point, d'une page de papier millimétré l'autre, dans les moindres détails – n'étaient les fils diversement colorés ou la vanne qui, précédemment fermée, se trouve alors ouverte – par Kenichi Yamazaki.

 

Une exposition remarquable sur deux niveaux, très bien pensée, qui en dépit du foisonnement des œuvres présentées, n'en laisse pas moins un espace de réflexion au spectateur qui y circule librement sous un agréable éclairage tamisé – c'est assez rare pour être souligné.

 

Art brut japonais. La nouvelle vague japonaise ?
Exposition du 24 mars 2010 au 2 janvier 2011 à la Halle Saint-Pierre • 2 rue Ronsard • 75018 Paris
Un catalogue de 224 pages, 40€
Une série de 10 DVD sur les artistes éditée par Kinokuniya, 21€ le DVD

 

La plupart des artistes présentés appartiennent à la collection permanente du Spirit Art Museum.

 

Photographie des lieux ©Gone Fishing / œuvres ©Spirit Art Museum

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31 octobre 2010 7 31 /10 /octobre /2010 14:51

Pajot29

 

Paul-Émile Pajot est né en 1873 à La Chaume (Vendée). Il est l'aîné d'une famille de cinq enfant. Lorsqu'il a 7 ans, une violente tempête touche plusieurs familles du village de pêcheurs, faisant 52 victimes et une centaine d'orphelins, parmi lesquels Paul-Émile – le corps de son père ne sera jamais retrouvé. Contraint d'aider sa famille à subvenir à ses besoins, Paul-Émile se fait mousse à l'age de 11 ans. Facsiné par la mer, il ne cessera de naviguer jusqu'à sa mort.

 

  Pajot36  Pajot31  Pajot28

Pajot40

 

Il réalise sa première peinture en 1893 : Le naufrage du Vinh-Long. En 1921, il est remarqué par le peintre Albert Marquet – sa première exposition parisienne aura lieu en 1925 à la Galerie Pierre ; le catalogue sera préfacé par Cocteau.

Mais Paul-Émile est surtout connu pour ses carnets. Cinq carnets tenus de 1900 à 1922 sous le nom "Mes aventures", dans lesquels défile son journal mais aussi les faits qui marquent son époque et l'esprit de l'auteur. Les événements qui ponctuent sa vie sont intimement mêlés aux dates qui ont fait l'Histoire. On y retrouve également quelques évocations émues de personnes et d'états d'âmes, ce qui rend cet original témoignage d'autant plus touchant.

En tout, 2500 pages manuscrites ornées de 1048 illustrations mêlant aquarelle, crayons de couleur, gouache et encre.

 

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La mère et la mer sont omniprésentes dans ses dessins, et cette dernière rythmera toute sa vie : après avoir englouti son père, elle le débauche dès l'âge de 11 ans pour l'embarquer à bord de chalutiers, sardiners et autres thoniers... Ce qui ne l'empêchera pas d'obtenir son Certificat d'Études grâce aux cours du soir donnés par son instituteur.

 

   Pajot39 Pajot04

Pajot01

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Exempté de guerre à cause d'une vue défaillante, il n'en relate pas moins les faits dans ses carnets, grâce aux quotidiens et revues de l'époque, allant parfois jusqu'à en interpréter les photos et illustrations. On a ainsi pu reconnaître sans peine certaines Unes du Petit Journal que Paul-Émile s'étaient réappropriées comme s'il avait personnellement vécu les faits relatés.

 

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Obsédé par la mer, les épopées, les "héros", les hommes glorieux et les figures militaires célèbres, il en fait les personnages récurrents de ses dessins. On ressent souvent sa fidélité au régime et son patriotisme zélé. Il est fasciné par les médailles qui symbolisent à la fois reconnaissance et gloire. Nombre de portaits-hommages figurent dans ses carnets.
    

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Pajot17

 

Figure de l'homme, souvent happé par la mer, figure du père ? La mort de son père hante les scènes de naufrage qui parsèment les carnets. La mer est une tombe mouvante où reposent les membres bénis de son père, comme il le dit lui-même, et il craint sa toute-puissance qui lui permet de disposer de la vie comme elle l'entend.

 

Pajot23

 

Figures naïves et bateaux finement détaillés voguant sur des vagues dignes de Hokusai... Paul-Émile Pajot dresse un véritable imagier de la mer et des hommes qui l'empruntent. En bon écolier, d'une écriture régulière, concentrée et concernée, il retranscrit ces épopées et les catastrophes qui y sont liées.

 

Pajot02

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Chacun de ses carnets est divisé en chapitres, dont le sommaire est systématiquement affiché en tête.

Exemple : « Chapitre III. – Voyage à Talmont. – Je compte les aiguilles. – Regrets à mon père. – La Tempête. – Naufrages sur la côte. – Mort de mon père. – Désespoir. » Les carnets sont rangés méticuleusement dans une boîte gainée de cuir.

 

Pajot19-copie-1.jpeg

 

Si les "aventures" recèlent une certaine poésie, l'application rigoureuse, voire scolaire, de Paul-Émile Pajot peut empêcher le lecteur d'entrer véritablement dans son univers. Pourtant, ce qu'on y voit intrigue, et exerce rapidement une forte fascination.

 

Pajot26bis.jpg

 

Paul-Émile Pajot se marie en 1896 ; il aura sept enfants qui portent tous un prénom historique.

 

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En 1929, souffrant d'un affection pulmonaire, il sort s'oxygéner, il glisse sur les marches de sa maison et se fracture mortellement le crâne.

 

Pajot50

 

Le journal de Paul-Émile Pajot a été acquis en 2006 par la Ville des Sables-d'Olonne ; il est conservé au département Marine du musée de l'Abbaye de Sainte Croix où l'on pourra se procurer plusieurs ouvrages et catalogues réalisés par Jean Huguet. On peut également y voir certaines de ses œuvres peintes, ainsi qu'à l'Écomusée de l'Île de Groix. 

La très bonne revue 303 a publié une belle sélection de fac-similés de ces carnets dans son numéro 102, entièrement dédié au journal de Paul-Émile Pajot (n°102, 2008, 30€).

 

Pajot27

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28 octobre 2010 4 28 /10 /octobre /2010 09:41

Bernard Roca Cloud1

 

Monsieur Cloud, tout en rondeurs, les moustaches blanches en guise de baromètre, est un néphologue éminent : il étudie les nuages et leur formation. Fort de son expérience en ce domaine, doté en outre d'un esprit poétique, plein de malice et d'ingéniosité, il met au point une machine à nuages pour une fabrique de parapluies. Mais si les nuages s'accumulent rapidement dans le ciel comme un voile posé sur la ville, point de pluie ! Gustave Cloud est perplexe, il ne comprend pas. Les questions pleuvent, mais il ne trouve pas de réponse. Il cherche encore, s'interroge. Le ciel est bas, comme ses moustaches, il s'assombrit… Sa rencontre avec le petit nuage saura-t-elle lui redonner le sourire et, avec un soupçon de magie, le tirer de ce mauvais pas ? La bergère de Fabre d'Églantine finira-t-elle par faire son apparition ?

 

Bernard Roca Cloud2   Bernard Roca Cloud3

 

Un petit album méconnu de Fred Bernard et François Roca, paru au Seuil Jeunesse en 1999. On admire les plans cinématographiques, les cadrages, les perspectives architecturales – la maîtrise technique impressionnante, à nous faire regretter que François Roca n'offre pas plus d'albums en noir et blanc. Mais il faut beaucoup de patience, de temps et d'abnégation, sans doute, pour gratter l'encre de chine sur la plaque avec un tel soucis du détail. Des petites vignettes, toutes rondes elles aussi, à l'image du nuagiste, émaillent le texte – ce sont souvent des détails repris dans les illustrations de l'album, mais pas toujours. Qui cherche trouve !  Et Monsieur Cloud, très stylisé, reconnaissable entre tous, ressemble  étrangement au savant de La reine des fourmis a disparu (paru chez Albin Michel Jeunesse en 1996)…

 

Bernard Roca Cloud4   Bernard Roca Cloud5

 

Côté texte, on connaît les qualités de conteur de Fred Bernard. Le texte est court, mais il nous embarque d'emblée au gré de son imagination et parvient, ici encore, à nous surprendre. Poésie, humour, jeux de mots et pieds de nez sont au rendez-vous – toutefois, si le « Quand on veut, on pleut ! » est bien trouvé, on regrettera un peu sa répétition.

 

Un album en noir et blanc aux contours cotonneux, donc, qui fait  figure d'exception pour le duo Bernard / Roca si haut en couleurs.

 

Bernard Roca Cloud6

 

Monsieur Cloud nuagiste, Fred Bernard et François Roca / Le Seuil Jeunesse, 1999, 40 pages – malheureusement indisponible à ce jour.

 

Illustrations François Roca ©Le Seuil Jeunesse

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26 octobre 2010 2 26 /10 /octobre /2010 11:06

Vu Beaumarie

 

©Gone Fishing

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21 octobre 2010 4 21 /10 /octobre /2010 09:11

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Grand haut fourneau, 1994

 

Pascale Boillot interroge les paysages industriels sous toutes leurs formes – silhouettes se dressant tantôt fièrement, tantôt dans un tremblement subreptice sur fond de ciel rougeoyant, mordoré ou laiteux, agencements complexes de structures et de matériaux composites…

 

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Petit complexe industriel, 1995

 

En 1989, elle expose au Tunnel les peintures, gravures sur bois et maquettes qu'elle a réalisées autour du thème de l'usine. On retrouve son travail dix ans plus tard, en 2000, puis en 2006 à Oyonnax, lors de la grande exposition collective Usine organisée par l'association Un sourire de toi et j'quitte ma mère (on ne saurait trop recommander le catalogue édité en partenariat avec la revue L'Usine Nouvelle, qui présente le regard, textes et œuvres, de 73 artistes contemporains sur le monde de l'industrie).

 

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Réservoirs à gaz, 1996

 

Représenter les usines, nous dit Pascale Boillot, « c'est un moyen de les apprivoiser, de les soustraire à leur fonction de reproduction répétitive ; c'est aussi y remettre de l'aléatoire et du plaisir par l'invention de nouvelles formes, la recomposition ou les couleurs ». Pourtant, les représentations que l'artiste nous propose sont lestées d'un poids incommensurable, d'une mémoire. Si elles semblent au premier abord désaffectées, désincarnées, voire déhumanisées, elles ne le sont pas tout à fait cependant. Bien au contraire. Et c'est sans doute dans leur difformité solitaire, empreinte d'hésitation, que résident la force et la beauté de ce qui est trop souvent d'emblée perçu, à tort ou à raison, comme une monstruosité.

 

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Neuf objets industriels, 1999

 

Pascale Boillot, née en 1961, a étudié la peinture à l'École des Beaux-Arts de Paris, et les techniques de décor à l'IPEDEC. Elle a publié en 1987 son premier livre de gravures, Linoléum I, avec Olivier Besson et Philippe Roux. Quand elle ne travaille pas à la création de décors, elle fabrique des livres illustrés qu'elle édite elle-même, à compte d'auteur. En 1994, elle donne Histoire naturelle, dont elle a écrit le texte et réalisé les gravures. L'année suivante, elle illustre les Nouvelles en trois lignes de Félix Fénéon, et en 1998, La Traque fatale de Richard Connell. Le tome II d'Histoire naturelle est édité en 2000. En 2003, elle illustre en acrylique sur bois les Fables de La Fontaine pour les éditions Thierry Magnier. Elle travaille depuis à un vaste catalogue de sciences naturelles, et a écrit une petite monographie illustrée sur Étienne Geoffroy Saint-Hilaire.

 

Boillot4.jpeg

 

Images ©Pascale Boillot

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19 octobre 2010 2 19 /10 /octobre /2010 12:35

Clip réalisé par Syd Garon pour la chanson Way Down de l'album Spirit of Apollo (2009) de N.A.S.A.
(voix de Barbie Hatch et de RZA, guitare de John Frusciante, des Red Hot Chilli Peppers)

 

Years of Love, Tears of Blood… Pour illustrer le combat de deux bandes de geais rivales dans le ciel de Los Angeles, l'artiste américain Sage Vaughn a réalisé une centaine de dessins originaux qui ont été ensuite photographiés un à un avant d'être montés en séquences.

Un côté kitch mais fluide. Un remake de West Side Story plutôt réussi… qu'on peut aussi apprécier en coupant le son !

Animation : Syd Garon, Paul Griswold, Scott Halford, Ethan Chan, Eric Henry
Production : Susan Applegate

 

©2009 Spectrophonic Sound Under Exclusive License to Anti Records

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13 octobre 2010 3 13 /10 /octobre /2010 09:48

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Homme en marche, 2006

 

Giske Sigmundstad est née en 1965 à Oslo. Elle a étudié le dessin et les arts graphiques aux studios Fortman de Florence et à l'École nationale d'Art et de Design d'Oslo. Ses gravures à l'eau-forte, très poétiques, semblent émaner tout droit des années 50.

 

Sigmundstad Femme valise2003

Femme faisant sa valise, 2003

 

Les thèmes de la maison, de la mobilité, du départ et du voyage sont récurrents. Mais où donc poser ses valises ?

 

Sigmundstad_Femme_marche2005.jpg  Sigmundstad_Homme_maison2002.jpg

Femme en marche, 2005 et Homme quittant la maison, 2002

Sigmundstad_Homme_pardessus_valise2005.jpg  Sigmundstad_Hommes_maisons2002.jpg

Homme avec pardessus et valise, 2005 et Hommes quittant leurs maisons, 2002

 

En 2005, Giske Sigmundstad a participé à la cinquième Biennale internationale de gravue.
Elle n'a pas encore publié de livre à ce jour.

 

Sigmundstad_Feudejoie2006.jpg

Feu de joie, 2006

 

+ d'infos :
• Le site de Giske Sigmundstad
• Des gravures sont en vente (385 euros) à la Galerie Briskeby qui lui a consacré une exposition personnelle en 2009.

 

Cette illustratrice nous a été signalée par Marie, de Elusive Moose.
 
Images ©Giske Sigmundstad

 

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12 octobre 2010 2 12 /10 /octobre /2010 10:27

brocante lanquais

 

Photo ©Gone Fishing

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10 octobre 2010 7 10 /10 /octobre /2010 09:26

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Couverture de Geoff Reeve pour le numéro 6 d'Archigram, 1965

 

Collectif anticonformiste de jeunes architectes anglais fondé en 1961 par Peter Cook, David Greene et Michael Webb, Archigram (architecture et télégramme) publie le premier numéro de sa revue sur une grande feuille de papier bon marché.

 

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Premier numéro d'Archigram, 1961

 

Son objectif : dénoncer l'urgence de sortir du conservatisme londonien en matière d'architecture. Au poème de David Greene – « Nous avons choisi de court-circuiter l'image déclinante du Bauhaus qui est une insulte au fonctionnalisme » sont associés des croquis de projets architecturaux acerbes de Peter Cook et Michael Webb.

 

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Couverture de Peter Taylor et page 2 du numéro 2, 7 pages et 1 double pliée, 1962


Rejoints par Warren Chalk, Dennis Crompton et Ron Herron, les six architectes publient l'année suivante un second numéro plus substantiel et de format plus classique : l'architecture traditionnelle polie s'est emparé du qualicatif du modernisme pour en trahir ses fondements mêmes.

 

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Couverture et pages 2 et 6 du numéro 3, sept pages agrafée sur papier jaune, 1963

 

La revue, de facture simple, adopte vite des couleurs pétantes, outrageantes (du jaune fluorescent au rose bonbon en passant par le bleu électrique ), s'inspire largement de la culture pop et des fanzines américains (les premières pages du numéro 4 sont entièrement réalisées sous forme de bande dessinée). La mise en page est très libre et inventive, la typographie travaillée. Chaque numéro est de ce seul point de vue, avant même l'intérêt que l'on peut porter à son contenu, fort attrayant.

 

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Couverture dessinée par Warren Chalk et page 10 du numéro 4, 20 pages, 1964

 

Au début des années 1960, le monde est en pleine effervescence : les avancées technologiques et la conquête de l'espace (la capsule Vostok de Gagarine s'élève dans l'espace, le Spoutnik est mis sur orbite, etc.) inspirent les rêves les plus fous… tandis que les Nouveaux Réalistes – Andy Warhol, Roy Lichtenstein, Claes Oldenburg – s'exposent à New York… Et l'architecture donne forme et sens à ce qui jusqu'alors n'était que science-fiction.

 

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Pages 6 et 8 du numéro 4

 

C'est en 1963 qu'Archigram donne son premier manifeste, « Living City », à l'occasion d'une exposition à l'ICA (Institute of Contemporary Arts) de Londres. La ville, toute de technologie, apparaît comme un grand organisme unique, vivant, mouvant, un tout indissociable et malléable dans lequel les individus peuvent gagner leur liberté. Le projet futuriste paraît dans le troisième numéro de la revue.

 

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Couverture de Rae et Ben Fether, pages 3, 12 et 19 du numéro 5, 1964, 22 pages

 

La renommée d'Archigram croît rapidement. La revue, qui avait à ses débuts quelques centaines de lecteurs, se vend désormais à plusieurs milliers d'exemplaires. Car Archigram, c'est avant tout un état d'esprit, un enthousiasme, un optimisme. L'envie de donner à la ville une architecture nomade, alternative, plus humaine.

 

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Pages 4, 12 et 14 du numéro 6, 1965, 21 pages

 

« Tout est possible », proclame Archigram. En 1964, Ron Herron présente son projet « Walking City », une ville reptilienne dotée de pattes, libre de s'installer là où ses habitants le décident (dans le numéro 5) ; Peter Cook propose quant à lui « Plug-in City », une ville construite en modules reliés entre eux, libre de changer de visage grâce à un système de grues intégrées (dans le numéro 4) – Cook développera son projet avec « Plug-in University » en 1965.

 

Archigram5.3

Page 17 du numéro 5

 

À partir de 1965, Ron Herron et Warren Chalk expérimentent, sous le nom de « Gasket House », les capsules à vivre ; ils étudient les moyens de les rendre isolantes et étanches. Ces expériences donnent naissance en 1966 aux projets « Living Pod » de David Greene et « Cushicle » de Michael Webb.

 

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Archigram7.2.jpg  Archigram7.3.jpg

Couverture, insert 1 (noir), 5 et 7 (bleus), 2 (bleu), et 4 (rouge) du numéro 7, 1966, 17 feuilles volantes

 

En 1968, le collectif frappe encore plus fort en proposant une métropole volante, « Instant City » ! Un projet de grande ampleur, sans doute le plus abouti du groupe.

 

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Page 5 du numéro 9, 1970

 

D'Archigram, seuls trois projets de Dennis Crompton et Ron Herron verront le jour en 1973 :  l'« Instant Malaysia » du Commonwealth Institute à Londres (avec Ken Allinson), un jardin d'enfants à Milton Keynes et… la piscine de Rod Stewart à Cranbourne Court dans le Berkshire (avec Diana Jowsey) !

 

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Couvertures des numéros 8 (1967, 16 doubles volantes recto-verso), 9 (1970, 11 pages sur papier couleur)
et 9 1/2 (1974, 2 pages en noir et blanc)

 

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Pages 3, 19, 17 et 6 du numéro 9

 

9 numéros Archigram auront paru entre 1961 et 1974, date à laquelle le collectif est dissout. Mais l'influence d'Archigram perdure – on citera notamment le Centre George Pompidou à Paris, crée par Richard Rogers et Renzo Piano entre 1971 et 1977.
 
En 1994, une exposition rétrospective de grande ampleur, Archigram Experimental Architecture, 1961-1974, organisée sous la houlette de Dennis Crompton, leur est consacrée à Vienne – l'exposition fera le tour du monde pendant plus de vingt ans ! En 2002, Peter Cook et David Greene reçoivent la médaille d'or du RIBA (Royal Institute of British Architects).
 
 
Bibliographie sélective :
• Peter Cook, Archigram / Studio Vista, 1972, réed. Princeton Architectural Press, 1999
• Ron Herron and Dennis Crompton, Archigram: Architecture Now / St Martins Press, 1980
• Herbert Lachmayer, A Guide to Archigram: 1961-1974 / Wiley-Academy, 1994
• Dennis Crompton, Concerning Archigram / Archigram Archives, 1999
• Sara S. Richardson, Peter Cook: Beyond Archigram: A Bibiliography / Vance Bibiliographies, 1999
• Simon Sadler, Archigram : Architecture without Architecture / The MIT Press, 2005
 
+ d'infos :
• Le site très très complet dédié à Archigram, The Archigram Archival Project, réalisé par EXP, groupe de recherches de l'Université de Westminster, où l'on peut consulter les 9 numéros de la revue (textes, images et vidéos) ICI, les archives de plus de 200 projets du groupe, les expositions et événements autour du groupe, les biographies et réalisations des six membres fondateurs, etc. Un site très ludique où l'on peut passer beaucoup, beaucoup de temps…
• Des t-shirts Archigram sont en vente à 22 € sur le site du japonais Design Tshirts Store Graniph

 

archilogo.jpg

 

Images Archigram Archival Project 2010 ©Project by Centre for Experimental Practice

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