Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
6 août 2010 5 06 /08 /août /2010 09:00

Mullican1.jpg
Une exposition rétrospective inédite de l'artiste new-yorkais Matt Mullican se tient à l'Institut d'art contemporain (IAC) de Villeurbanne jusqu'au 19 septembre. Un parcours original conçu par Mullican en personne, à ne pas manquer.
 
Mullican5.jpg

 

L'exposition, intitulée 12 by 2, comme 12 espaces investis ici par 2 Mulligan, rassemble une multitude d'objets et de documents d'archive autour du projet That Person's Work, qui désigne les œuvres de cet autre Mullican, double de l'artiste sous hypnose (on peut visionner ICI la performance réalisée par Mullican sous hypnose au Tate Modern en janvier 2007). Peintures, collages, sculptures, écriture automatique… Un projet très personnel qui s'inspire des expériences de création artistique par le subconscient menées par les surréalistes dans les années 1920-1930.

 
Mullican4.jpg
Matt Mullican propose une représentation du monde en cinq parties dont les couleurs sont associées à des symboles : le vert est choisi pour caractériser les éléments premiers et naturels ; le bleu, le monde qui nous entoure, les événements qui nous échappent et sur lesquels on ne peut agir ; le jaune, le monde délimité par la conscience et la perception ; le noir, le domaine de la communication et du langage ; le rouge, le monde idéal, où entre tout ce qui est de l'ordre de l'esprit et de la subjectivité. Par la combinaison des couleurs et des pictogrammes qui prennent corps sur divers supports, Mullican obtient des cartes mentales, des tables de classification à partir desquelles composer et ordonner le réel. Un projet ambitieux qui entend embrasser la totalité du monde et de ses représentations.
 

Mais laissons Mullican présenter et commenter lui-même « cet autre » et son exposition :

 

+ d'infos :
Institut d'art contemporain • 11 rue Docteur Dolard • 69100 Villeurbanne
Sa première performance, Five into One, réalisée en 1991
Biographie et bibliographie sur le site de la Galerie Nelson-Freeman, qui lui a consacré une exposition au printemps 2009.
Quelques œuvres en vente sur artnet, dont celles-ci (1986 et 1993) :
 
Mullican7.jpg  Mullican6.jpg
 

Photos de l'exposition IAC, Villeurbanne/Rhône-Alpes ©Blaise Adilon

 

Repost 0
Published by Gone Fishing - dans Expos
commenter cet article
4 août 2010 3 04 /08 /août /2010 09:37

joao-lauro-fonte-18-.gif

Adam White 15$ Blaise-Coutaz-18-.jpg

David-Schwen-12-.jpg Matt-Palmer-12-.jpg

guillaumit-12-.jpg Tang-Yongfa-18-.jpg

Ross-Zietz-18-.jpg Brittany-Kristen-Bosworth-18-.jpg

lixin-wang-18-.jpg Scott-Giblin-18-.jpg

 Kim-Mak-15-.jpg

12 à 18$ le t-shirt conçu par des graphistes du monde entier (dont le français Guillaumit) sur Threadless !

Repost 0
Published by Gone Fishing - dans Shopping graphique
commenter cet article
3 août 2010 2 03 /08 /août /2010 11:35

London08

London33

London30

London28

London35

London37

London36

London09

 

©Gone Fishing

Repost 0
Published by Gone Fishing - dans Street Art
commenter cet article
1 août 2010 7 01 /08 /août /2010 18:52

peter-beard-12ans.jpg Peter Beard à 12 ans, un crapaud buffle sur la tête


Photographe et documentariste adepte de scrapbooking (ou trip booking, selon Andy Warhol), Peter Beard (né en 1938 à New York) recouvre depuis de nombreuses années ses carnets de photos entremêlées de notes et de dessins réalisés à l'aide de matières premières diverses, telles que sang d'animaux, sang humain ou encore exuvies de serpents.

peter-beard-book.jpg
Fils de très bonne famille, il commence son premier journal à 11 ans. Une activité qu'il exerce encore aujourd'hui.

Fortement marqué par la lecture d'Out of Africa, de Karen Blixen, il se rend en Afrique dès l'âge de 17 ans. À 23, il achète au sud du Kenya un terrain de 16 hectares qu'il baptise Hog Ranch. Le terrain est situé au pied des Ngong Hills, juste à côté de la propriété de Blixen, avec qui il entretiendra une profonde amitié. Son "ranch" est fait de tentes et de cabanes aux toits de chaume au milieu desquelles les animaux sauvages (phacochères, éléphants, léopards...) vivent en totale liberté.


Peter-Beard-Giraffes-1960.jpgGiraffes in mirage on the Taru Desert, Kenya, 1960
peter-beard-Serengeti-Lion.jpg Serengeti Lion, 1976/2006 


L'envie de photographier lui vient très tôt et la réalisation de ses carnets relève de l'instinct. Il a une vision très pragmatique de la photographie : « Je ne crois pas à l'instant décisif, j'appuie sans cesse sur le bouton jusqu'à ce que je trouve. »

 
peter-beard-homework-assignment.jpgHomework Assignment for Joseph Albers at Yale, 1959-1960
peter-beard-girl-chains.jpg Girl with Chains/Basketwood Diptych, 2006

 

Très proche de la nature, des animaux et des rites des tribus qui l'entourent, Peter Beard est aussi très mondain. À New York, il fréquentera Andy Warhol, Truman Capote, les Rolling Stones ou encore Salvador Dali. Ces rencontres influenceront fortement son travail dans les carnets déjantés qui reflètent sa vision du monde. On peut y trouver notamment son analyse du lien homme-animal. Passionné par l'œuvre de Francis Bacon, il finira par le rencontrer et les deux hommes noueront une solide amitié.

 

peter-beard-francis-bacon.jpgFrancis Bacon in his studio, 1972
peter-beard-lion-kill.jpg Nairobi, Kenya, Lion Kill, après 1960


Engagé, Peter Beard défend les espèces menacées et lutte contre les braconniers à l'aide de photos chocs. Un combat que l'on retrouve dans la plupart de ses livres. Sur la couverture du premier, The End of the Game, il confronte une femme noire à une immense défense ivoire d'éléphant – « La photo est un bon moyen de clouer l'erreur au pilori. » Il fera également toute une série de photos de carcasses d'animaux.


peter-beard-Carl-Sagan-croc.jpg Carl Sagan's Croc/ Alistair and 14 Footer, 1965/2008
peter-beard-capture-rhinoceros-1968.jpg Capture d'un rhinocéros, 1968

 

En 1969, surprenant un braconnier dans une réserve, il l'enferme dans son propre piège et le prend en photo. Plaintes et procès s'ensuivent, Peter Beard est bastonné, rasé et emprisonné 15 jours. À sa sortie, il est fêté en héros par la tribu de la réserve.


peter-beard_faye-tall.jpgFayal Tall, 1987/2008
peter-beard jenny jewellry Jenny and her Jewelry, 2005/2006peter-beard-iman-bowie.jpg À droite, Iman, qui deviendra une célèbre top model et la femme de David Bowie

Amateur de belles femmes, il est l'auteur de nombreux nus de la savane et ses photos sont très appréciées par le monde de la mode. Il a découvert plusieurs jeunes filles qu'il a présentées à des magazines de mode. Il a collaboré à Paris Match, Vogue, Vanity Fair, Architecture Digest... et les plus sérieux, The International Herald Tribune et The Times.


Peter-Beard-naomi-simms.jpgNaomi Simms on a Rudolf Croc, 1972

Sa fille Zara, qu'il a avec Najma Khanum (sa femme), naît en 1988. On la retrouve dans beaucoup d'œuvres de Peter Beard et il lui a consacré un livre : Zara's Tales : from Hog Ranch.


peter-beard-Last-word.jpg Last Word from Paradise, Nairobi, années 1990

En 1996, une femelle éléphant le charge violemment à plusieurs reprises. Il s'en sort avec cinq fractures du pelvis et une profonde entaille à la cuisse.


peter-beard-Reflections.jpg Reflections in Natural History, 1972/2004


Peter Beard continue aujourd'hui encore à mettre en garde l'homme contre son attitude destructrice et individualiste, par des moyens certes plus ou moins controversés (il est l'auteur du Calendrier Pirelli 2009). Ses détracteurs lui reprochent d'avoir trop joliment construit son personnage et de motiver son art par l'envie de provoquer. Il vit aujourd'hui entre Montauk (Long Island, USA, acheté en 1972) et Nairobi (Kenya).


peter-beard-carnets.jpg Peter Beard au milieu de ses carnets, années 2000
peter-beard-croco.jpg Peter Beard écrivant son journal dans la gueule d'un crocodile mort, 1965



« Fatigant mais attachant », disait de lui Karen Blixen…

Ses livres :
The End of the Game, Viking Press, New York, 1965. Édition revue et corrigée, The End of the Game : Last Word from Paradise, textes de J. Murumbi et R.M. Laws, Doubleday and Co, New York et Londres, 1977 ; rééd. Chronicle, San Francisco, 1989 ; rééd. Taschen, 2009 (disponible en français : La fin d'un monde)
Eyelids of Morning : the Mingled Destinies of Crocodiles and Men, New York Graphic Society, 1974 ; rééd. Chronicle, San Francisco, 1989
Longing for Darkness : Kamante's Tales from Out of Africa, Harcourt Brace, New York et Londres, 1975 ; rééd. Chronicle, San Francisco, 1990
The Art of the Masaï, textes de Gillies Turle, Alfred A. Knopf, New York, 1992
Diary Peter Beard, From a Dead Man's Wallet : Confessions of a Bookmaker, Libro Port Publish. Co., Tokyo, 1993

Ses films :
Longing for Darkness, 1975
The Bicentennial Diary, 1976
Africa : the End of the Game, ABC Usa, 1979
Japanese Long Line Tuna Fishing, ABC Usa, 1980
Last Word from Paradise ; with Peter Beard in Africa, ABC Usa, 1988
Montauk Diaries, Hight Definition TV, 1994

+ d'infos :
Son site
Peter Beard, Photo Poche n°67, 1997
Portrait de Peter Beard sur le blog de Pierre Assouline
Portfolio du magazine Photo, à l'occasion de ses 60 ans
 
Photos et carnets ©Peter Beard

 


Repost 0
Published by Gone Fishing - dans Portrait du dimanche
commenter cet article
29 juillet 2010 4 29 /07 /juillet /2010 16:43

Mattotti_Notte1-copie-1.jpg

 

Un homme, assis le dos courbé au bout de son immense lit, lace sa chaussure… en une cinquantaine de variations. Variations de lumières, de teintes, de colorations, de densité – à l'image de nos humeurs – entrecoupées de pages monochromes, comme autant de silences et d'attentes quand la nuit s'estompe, quand point le jour qui bientôt fera place à une autre nuit.

 

Mattotti_Notte2-copie-1.jpg


Cheminement intérieur aux premières lueurs de l'aube, quand pensées et sensations affluent et refluent avec leurs flots de rêves éveillés, d'angoisses sourdes, de questionnements abyssaux, mais aussi avec les promesses que recèle le nouveau jour naissant.

 

Mattotti_Notte3-copie-1.jpg

 

Instant intime entre tous où l'on s'efforce de rassembler ce que la nuit a dispersé, de se recentrer, de se réapproprier la vie.

 

Mattotti_Notte4-copie-1.jpeg


Une chambre, un lit, comme un espace poétique à la puissance évocatrice infinie.


Mattotti_Notte5-copie-1.jpeg


Lorenzo Mattotti, Al finire della notte / Tricromia, t/05, 2006, 64 pages, 14 €

Des planches originales sont en vente chez Tricromia (150 €) et à la galerie Martel (600 €)


Illustrations ©Lorenzo Mattotti

Repost 0
Published by Gone Fishing - dans Édition
commenter cet article
28 juillet 2010 3 28 /07 /juillet /2010 08:04

Barth_Whales-copie-1.jpg

Whales, 2009

Barth Birds 10.09

Birds, 2009

Barth_Africananimals.jpg

African Animals, 2009

Barth_beastsandbugs.10.09.jpg

Beasts & Bugs, 2009

Barth_Jungle_02.10.jpg

Jungle, 2010

 

David Barth est né en 1998 à Rotterdam. Jeune autiste atteint du syndrome d'Asperger, il réalise, avec une maîtrise vraiment impressionnante pour un enfant de 11 ans, des dessins aux détails foisonnants, qui ne sont pas sans rappeler ceux de l'inventorialiste Gregory Blackstock. Encore assez peu de réalisations, que l'on peut voir sur son site, et deux livres illustrés publiés avec sa mère Inge Barth-Wagemaker qui en a écrit les textes : Poeperlak en Plassebed (juin 2008) et Wat is er toch met Kobus ? (mars 2010), en néerlandais.

 

Illustrations ©David Barth

 

Repost 0
Published by Gone Fishing - dans Tungsten Lighting
commenter cet article
26 juillet 2010 1 26 /07 /juillet /2010 08:49

L'artiste italien Blu (né en 1981) sillonne depuis plus de dix ans les murs de la planète. Après avoir marqué de ses graffiti les murs de Bologne, sa ville natale, il troque le spray pour la peinture industrielle et les rouleaux, et collabore régulièrement avec Ericailcane.

 

Blu_Managua2005_1.jpg

Blu_Managua2005_2.jpg

Murales de Octubre, Managua (Nicaragua), 2005

 

Depuis 2005, il est l'invité de nombreux festivals et voyage dans le monde entier : Nicaragua (Managua), Mexique, Guatemala, Costa Rica, Argentine (Buenos Aires), Pérou (Lima), Uruguay, Colombie (Bogota), Brésil (Rio), Angleterre (Londres), Espagne (Saragosse, Valence, Linares, Madrid, Barcelone), Allemagne (Berlin), Serbie (Belgrade), Pologne (Woclaw, Gdansk), République Tchèque (Prague), Italie (Milan, Grottaglie, Modène, Ancône, Florence, Turin, Vérone), Portugal (Lisbonne), etc.

 

     Blu_Verone2007.jpg  Blu TateModern

Vérone, 2007, et Londres (Tate Modern), 2008

     Blu_Linares2008_1.jpg  Blu_Berlin2007-copie-1.jpg

Linares, 2008, et Berlin, 2007


Blu propose un univers étrange, dérangeant et oppressant, mais il atténue fort heureusement sur ses murs peints le côté malsain et violent présent dans ses croquis qui trouvent leur inspiration presque exclusivement dans le suicide, l'automutilation, l'éviscération, la difformité, etc.
On peut être impressionné par l'aspect monumental de son projet, par ses prouesses qui relèvent souvent de l'acrobatie, par sa ténacité et sa patience à élaborer des fresques et des animations vraiment originales.

 

Blu_Bologne2007.jpg

Bologne, 2007

Blu_Grottaglie2009.jpg

Grottaglie, 2009

 

Si Blu réalise des animations dessinées, ce sont surtout ses animations de murs peints qui retiennent l'attention. Un véritable travail de fourmi : peindre, puis libérer le champ de la caméra, capter l'image, recouvrir le dessin pour en peindre un nouveau, et ainsi de suite, dessin après dessin, image après image, pour produire du mouvement, ses dessins recouvrant le plus souvent ceux des autres… Un travail laborieux, donc, qui dure plusieurs mois, sans compter les heures passées à réaliser le montage.

 

Muto, par Blu, assisté de Sibe, Buenos Aires et Baden, 2008. Musique : Andrea Martignoni. Production : Mercurio Film 

Combo, de Blu et David Ellis, New York, 2009. Musique : Roberto Lange. Production : Studio Cromie 

 

Après Muto et Combo, Blu vient de livrer sa dernière fresque animée : Big Bang Blu, ou une histoire non-scientifique de la création, de l'évolution et de ses conséquences. Quand l'imagination et le génie s'adaptent aux éléments…

 

Big Bang Big Boom, par Blu, 2010. Musique : Andrea Martignoni. Production : Artsh.it

 

Vidéographie :
• Animations (murs peints) : Fantoche (Baden, 2007), Letter A (2007), Walking (2007), Muto (Buenos Aires, 2008), Combo (avec l'artiste new-yorkais David Ellis, Grottaglie, 2009), Morphing (Gdansk, 2009), Big Bang Big Boom (2010).
• Autres animations : OK NO  (2001 et 2003), Child (2005), Fino ((2006), Ffwd (2006), La quiete (2007).

+ d'infos :
• Le site de Blu, très complet, construit à la manière d'un carnet de voyage, où l'on peut suivre l'évolution de son travail.
• Le film documentaire sur Blu réalisé par Lorenzo Fonda qui a suivi l'artiste du Mexique à l'Argentine, Megunica, 80 min, 2009
• La première monographie de Blu : Blu 2004-2007 / Studiocromie, 2008, 160 pages (80 dessins et 80 peintures murales), 24 €
• Pour les amateurs de dessins, 6 originaux numérotés et signés sont en vente chez Pictures on Walls (175 à 350 £) ; d'autres dessins seront bientôt proposés chez Artsh (actuellement en construction)
• Un article assez complet lui est consacré sur Wikipedia (en anglais)

Images et vidéos ©Blu

 
Repost 0
Published by Gone Fishing - dans Portrait du dimanche
commenter cet article
14 juillet 2010 3 14 /07 /juillet /2010 09:57

violeta_lopiz_tableau1.jpg

violeta lopiz tableau2

Tableau sur tissu en deux parties, 2006

 

Née en 1980 à Ibiza, Violeta Lópiz est déjà un caméléon de l'illustration. Collages, huile, crayons de couleur, encre... tous les moyens sont bons pour servir son univers.

 

violeta_lopiz_5.1.jpg

Illustration pour un projet sur les rêves de Roger Omar, 2006

violeta_lopiz_amelia.jpgCuentos de la abuela Amelia, texte de Ana Alcolea / Edelvives, 2009

 

Ses illustrations d'Alice au pays des merveilles ont été sélectionnées en 2006 pour le concours international Figures Futur, organisé par le Salon du Livre et de la Presse jeunesse de Montreuil (tous les 2 ans).

 

Lopiz_Alice1.jpg

Illustration d'Alice au pays des merveilles, 2006

 

violeta_lopiz_cambios.jpg Illustration (avec Lápiz Comté) pour un article sur la douleur chronique
publiée dans le supplément Salud de El Mundo le 11 mars 2006

 

Elle collabore régulièrement à des journaux tels que El Mundo ou El Economista, et a co-édité en 2006, avec six autres artistes madrilènes, un petit magazine, Mcmlxxx – on le signale, mais il n'est vraiment pas très intéressant (on peut le télécharger ICI et le voir uniquement en l'imprimant via Acrobat Reader).

 

violeta_lopiz_ausencia-jpg

violeta_lopiz_girl_in_yemen.jpg

Illustrations sur la perte d'un enfant et sur les femmes au Yemen, pour le magazine portugais Unica, 2008

 

violeta lopiz fondos+2-copie-1

 

violeta_lopiz_fondos-3.jpg

Illustrations démontrant l'importance du fond dans l'art, sélectionnées pour la Bologna Children's Book Fair, 2010

 

Elle a illustré quatre livres (en espagnol) :
La bruja Yagá y otros cuentos, texte de A.N. Afanasiev / Anaya, 2007.
Siete días 7 cuentos, texte de Daniel Nesquens / Imaginarium, 2008.
Un camello en la cornisa, texte de Care Santos / Macmillan, 2009.
Cuentos de la abuela Amelia, texte de Ana Alcolea / Edelvives, 2009.

Son blog

 

violeta_lopiz_elephant-copie-1.jpg

Dessin paru dans la revue mexicaine Ene-o

 

Illustrations ©Violeta Lópiz

Repost 0
Published by Gone Fishing - dans À surveiller
commenter cet article
11 juillet 2010 7 11 /07 /juillet /2010 09:20

Afficherusse11   Afficherusse07 
Anton Lavinski, 1926 : « Import-Export de l'URSS. » / Inconnu, 1925 : « Conseil fédéral de l'économie nationale. Augmentez la productivité ! »

Après les révolutions de février et octobre 1917, les bolcheviks mettent en place un système de propagande par l'affiche, destiné aux 150 millions de citoyens russes. Il s'agit avant tout d'illustrer la ferveur révolutionnaire et la foi en la construction d'une société nouvelle d'où seraient bannis l'illétrisme et le manque de soins.


Afficherusse06.jpg   Afficherusse12.jpg
Inconnu, 1925 : « Contribuez-vous à l'éradication de l'illétrisme ? » / Vladimir Maïakovski et Stepanova Varvara, années 1920 : 
« L'économie paysanne apprend à lire. Apprenez à lire à vos enfants avec le manuel de Gosizdat. »

Informer, éduquer, convertir à l'idéologie communiste et à un État industriel moderne. Mais l'ordre des priorités est inversé lorsque le nouveau gouvernement doit faire face à la guerre civile en 1919, puis à la grande famine de 1920-1921 qui fera près de 5 millions de victimes. Contraint de libéraliser l'économie du pays, Lénine met en place en mars 1921 sa Nouvelle politique économique (NEP).



Afficherusse01   Afficherusse02.jpg
Wladyslaw Strzeminski, Rosta, 1920 : « L'armée rouge combat héroïquement au front. La base arrière doit aider le front rouge. »
Vladimir Lebedev, Rosta, 1921 : « Notre rôle n'est pas de vous fournir un kilo de viande, le but de notre politique est de contraindre
les ennemis du peuple à le servir aveuglément ! »

 

Une vingtaine d'affiches, parfois tirées jusqu'à 50 000 exemplaires, sont créées chaque jour pour appuyer le gouvernement de Lénine et faire front contre les « Blancs ». Les artistes, encore assez libres, font leur propre révolution. Les « fenêtres Rosta » se développent rapidement, sous la houlette de Vladimir Maïakovski.


Afficherusse36  Afficherusse37  Afficherusse38  Afficherusse39
Vladimir Maïakovski, Rosta, vers 1920 : « Vous ne pouvez pas pousser quelqu'un de force vers le paradis. / Nous élisons le comité
de village nous-mêmes. / Pour transformer les champs en paradis. / Nous élisons les comités de village ». Source IISH
Afficherusse40  Afficherusse41
Afficherusse42  Afficherusse43
M. Cheremnykh, 1921, Rosta, quatre parties : « Pourquoi ces gens sont-ils malades ? / Leurs muscles sont mous comme de
la gelée ? / Lavez soigneusement le sol chaque jour. / Ne crachez pas par terre et faites de l'ordre ». Source IISH

Les célèbres affiches au pochoir, caricatures sous forme de bandes dessinées publiées par l'Agence télégraphique russe en charge de la diffusion des informations, sont placardées dans les rues avant d'être imprimées dans les quotidiens.


Afficherusse03.jpg   Afficherusse04.jpg
Vladimir Maïakovski et Aleksander Rodtchenko, 1924 : « Lisez Molodaya Gvardia [La Jeune Garde]. »
A.Z. Blik, 1924 : « En un mot : abonne-toi à Urali'ski Rabochy [L'Ouvrier de l'Oural]. »

Inspirées de l'icône peinte et du loublok des contes populaires russes, l'affiche s'adresse à toutes les classes sociales et devient rapidement, de par son immense pouvoir graphique, un organe de propagande incontournable. Au début de la Première Guerre mondiale se développent parallèlement deux courants : le suprématisme initié par Kasimir Malevitch et le constructivisme inauguré par Vladimir Tatline à son retour de Paris où il a été fortement marqué par sa rencontre avec Picasso (adoptant la méthode cubiste, il intègre des fragments de matériaux hétérogènes et crée des structures en relief). Le premier groupe d'affichistes constructivistes est formé par Rodtchenko et les frères Stenberg. Leur propos : exprimer spatialement et matériellement la construction du socialisme par le biais de l'affiche de propagande inspirée du design industriel.


Afficherusse08.jpg   Afficherusse10.jpg
Artistes inconnus, 1925 : « Pour un enfant sans foyer, l'orphelinat est aussi bien qu'une famille. » / « Voici les coupables des enfants
sans foyer. Le régime soviétique les a vaincus et mettra fin à cette négligence. »

En 1923, les constructivistes forment le « Front de gauche de l'art » et illustrent les couvertures de la revue LEF, coéditée par Maïakovski, par des photomontages : les images, choisies pour leur signification, le plus souvent découpées dans des livres ou des revues, sont sorties de leur contexte, collées et agencées de façon à proposer un sens inédit et inattendu.
Jusqu'en 1928, place est faite – dans une certaine mesure – à la liberté d'expression et à l'expérimentation, d'où la grande variété des styles graphiques. Les artistes ont recours au photomontage, aux compositions en perspectives et diagonales, aux contrastes des couleurs et des formes, à la répétition et à la fragmentation, très efficaces visuellement.


Afficherusse05   Afficherusse13.jpg
Nikolaï Akimov, 1925 : « Lénine, pour combattre nos 10000 ennemis, nous devons mobiliser des millions de nouveaux combattants. »
El Lissitsky, 1927 : « L'industrialisation de l'URSS. »

En octobre 1928, Staline, qui a pris le pouvoir à la mort de Lénine en 1924, liquide la NEP pour mettre en place le premier plan quinquennal. Il s'agit avant tout de développer l'industrie lourde, de forcer les paysans à la collectivisation, de dépasser les normes de production.


Afficherusse14.jpg   Afficherusse16.jpg
Gustav Kloutsis, 1929 : « Le développement des transports est essentiel à la réalisation du plan quinquennal. »
Valentina Kulagina, 1930 : « Défendez l'URSS. »

Sur les affiches apparaissent chiffres, statistiques… Elles doivent se faire l'écho d'un pays dynamique en pleine expansion économique. La figure de Lenine disparaît pour être progressivement remplacée par l'imposante stature de Staline.


Afficherusse18.jpg   Afficherusse19.jpg
Fedor Slutsky, 1930 : « Toutes les questions liées à la construction industrielle, à l'économie et à la vie politique sont abordées
dans Torgovo-Promyshlennaya Gazeta [La Gazette du commerce et de l'industrie]. »
Yakov Guminer, 1931 : « 2+2=5, le résultat arithmétique du plan financier industriel plus l'enthousiasme de l'ouvrier. »
Afficherusse20.jpg   Afficherusse21.jpg
Vassily Elkin, 1931 : « En route pour la maîtrise de la technologie et la construction socialiste grâce à l'instruction polytechnique ! »
Inconnu, 1931 : « Avec les fonds de millions d'ouvriers, investis pour un prêt de la troisième et dernière année du plan quinquennal. »
Afficherusse26.jpg   Afficherusse27.jpg
Dmitri Bulanov, 1932 : « Une locomotive et demie = une locomotive KM. » / « Résultats de la mise en concurrence des doubles brigades. »
Afficherusse24.jpg   Afficherusse25.jpg
Nikolaï Dolgoroukov, 1931 : « Camarade des transports, améliore tes savoir-faire techniques et lutte pour la reconstruction du
transport ! » / Valentina Kulagina, 1932 : « Travailleuses de choc des usines et des sovkhozes, venez rejoindre les bolcheviks. »
Afficherusse28.jpg   Afficherusse29.jpg
Dmitri Bulanov, 1933 : « Plan quinquennal pour l'industrie du sucre. » / Viktor Koretsky, 1935 : « Les athlètes soviétiques sont la
fierté de notre pays. Pour une génération optimiste et en bonne santé, décidée à travailler et à défendre la patrie socialiste ! »

Avec le second plan quinquennal de 1932, les artistes subissent une pression de plus en plus forte : leur travail est soumis à examen, modifié, voire refusé. De nombreux artistes choisissent l'exil – sans toujours y parvenir. Ceux qui ne « plaisent » pas, qui ne s'alignent pas, sont déportés, assassinés (Kloutsis). Du pouvoir de l'image…


Afficherusse22.jpg   Afficherusse23.jpg
Sergueï Senkin, 1931 : « Verdissons les chaînes de production ! »
Gustav Kloutsis, 1931 : « Membres du Komsomol, il faut semer plus vite ! »

Très vite, le style constructiviste tombe en disgrâce – il n'est pas assez réaliste, le message est trop compliqué, trop individualiste – au profit d'un style naturaliste plus conforme au réalisme socialiste…


Afficherusse31.jpg    Afficherusse30.jpg
Mirzoev, 1938 : « 5 Décembre. » / Sirocenqo, 1938 : « Longue vie au grand Staline ! » Source IISH


+ d'infos :
Le portrait du dimanche sur Vladimir Lebedev
L'exposition sur les affiches constructivistes russes organisée à Chaumont et à Joinville dans le cadre du festival international de l'affiche et du graphisme, dont nous avons parlé ICI, se tient jusqu'au 28 août 2010.
Le catalogue : Affiches constructivistes russes, 1920-1940, Pyramyd, 2010, 110 affiches.
Un article de Michel Porchet, « La spatio-temporalité de la maquette constructiviste : Pourquoi une si longue cohabitation avec le réalisme stalinien ? », Revue Appareil, n°5, 2010, à lire en ligne ICI.
Plus de 200 affiches de la période de la guerre civile, 1918-1922, sur le site de la NYPL (New York Public Library).
Voir également les fonds de l'IISH (International Institute of Social History, Nederlands).
D'autres affiches de propagande chez Typogabor, Soviet Posters et une très impressionnante collection Flickr ICI.

La plupart des images, sauf mention contraire, ont été extraites du catalogue Affiches constructivistes russes, 1920-1940, Pyramyd, 2010. Images ©artistes

Repost 0
Published by Gone Fishing - dans Portrait du dimanche
commenter cet article
8 juillet 2010 4 08 /07 /juillet /2010 12:31

Pagni Dactylo6

 

Gianpaolo Pagni aurait pu passer sa vie derrière un bureau de secrétaire comptable... À l'automne 1984, l'adolescent pousse la porte de l'Istituto Tecnico Commerciale Vittorio Valletta (du nom de l'expert-comptable qui fut président de Fiat de 1945 à 1966) de sa ville natale, Turin, pour suivre des cours de comptabilité, sténographie et dactylographie.

Après plusieurs mois d'apprentissage d'un ennui terrible, il sait qu'il s'est fourvoyé et décide de s'inscrire à l'Institut d'Arts Visuels d'Orléans. Un grand écart salutaire. Après avoir obtenu son diplôme, il s'installe à Paris. À partir de 1995, il donne ses premières expositions personnelles de peinture à Fontenay-sous-Bois et à Paris, et publie ses deux premiers livres (Le Baudelaire, Mango Jeunesse, et Paroles d'harmonies, Albin Michel, 1998).

En 1999, retrouvant des pages d'exercices – « la poésie en était frappante » – il décide d'en faire un livre, comme pour comptabiliser ce moment d'égarement.

 

Pagni Dactylo1   Pagni Dactylo2

 

Choisissant des textes extraits de Dattilografia moderna de Flaviano Rodriguez, manuel paru en 1954 chez Mondadori (des exercices pour travailler l'agilité des mains, la méthode à dix doigts), Pagni réalise ses illustrations sur des feuilles vierges, mais aussi sur les pages d'exercices et les lettres administratives retrouvées, en jouant sur les textures du papier : mains aux doigts diversement positionnés sur des claviers imaginaires, empreintes, bobines d'encre, tampons dateurs, sceaux, ciseaux, pinceaux, etc.

 

Pagni_Dactylo4.jpg   Pagni Dactylo5

 

 

Le tout agencé de manière très colorée, très "musicale" – à chaque couleur correspond un ton, comme Pythagore, dont Pagni illustre la table à la fin de l'album, n'aurait pas manqué de le souligner...

 

Pagni_Dactylo7.jpg

 

Dactylo ou journal d'un secrétaire comptable inachevé / Éditions du Rouergue, « Touzazimute », 2000, 34 p. 7,47 €

 

Repost 0
Published by Gone Fishing - dans Édition
commenter cet article

  • : Gone Fishing
  • Gone Fishing
  • : Pour cliquer des yeux
  • Contact

Page Facebook

Facebook_icon.gif

Rechercher

Catégories